Notes discordantes sur l'époque

07 janvier 2020

"Un jeu dangereux" TA...TA...TA...TAM... N°540

 

 

 

 

 

 

                                                                      Un jeu dangereux

 

 

            Au sujet de la désormais fameuse « Réforme des retraites », le Président et son Premier ministre jouent la montre, misent sur le « pourrissement » du mouvement, un jeu dangereux… Après cela ils s’étonneront d’entendre monter des rangs du Peuple, à propos des « politicards », ceux-là même qui profitent d’avantages et de privilèges pas forcément justifiés, le fameux cri de guerre populaire : « Tous pourris ! » Lorsque l’on parcourt le pedigree d’un certain M. Delevoye, peut-on reprocher aux spoliés du Peuple cet écart de langage ?

 

                                                                                Hagnéré Jean-François ( 06/01/2020)

 

 

 

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" L'eau à la bouche" TA...TA...TA...TAM...N°539

 

 

 

 

 

 

                                                         L’eau à la bouche…

 

                         Pendant les fêtes, je ne tire plus d’eau du robinet, je mange du foie gras. Il n’y a pas de petites économies. Une vraie trouvaille, ce foie gras qui désaltère… J’imagine Mac Mahon, un soir de réveillon,  perplexe devant sa tranche de foie gras humide : « Que d’eau ! … Que d’eau ! … »

 

                                                                           Hagnéré Jean-François (01/01/2020)

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06 décembre 2019

" Tout va bien..." TA...TA...TA...TAM... N°538

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                           Tout va bien !

 

            Black Friday par-ci, Black Friday par-là... Par la fenêtre, les éconocroques !... Black Friday c’est cela, mais c’est aussi le Waterloo de la langue française… Tous les médias se sont, semble-t-il, passé le mot pour couler l’idiome national. C’est le français qu’on « dé-Racine » à coups d’anglicismes, de jeux de mots débiles. C’est la porte grande ouverte à l’anglais alors que l’Angleterre a voté le Brexit. Mais à Bruxelles et à Strasbourg, c’est All right… À parler anglais, on croit faire « savant » alors qu’on est le plus souvent « ridicule »… Enfin, elle nous fait parfois bien rire la prononciation clownesque de nos élites…

 

                                                                                         Hagnéré Jean-François ( 03/11/2019)

 

 

 

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" Mises et Misère" TA...TA...TA...TAM... N°537

 

 

 

                                                                              

 

 

 

 

                                                                          Mises et Misère

 

 

            Ça ne date pas d’aujourd’hui, ça nous vient des Romains : «  Donnez-leur du pain et des jeux ». Sous-entendu : Ainsi les citoyens nous foutront la paix ! … En France, de nos jours, on a la Française des jeux qui offre aux citoyens un panel étourdissant d’ « attrape-gogos » : Loto, bingo, Jackpot,etc. En tout cas, l’État, qui détient 72 p.cent du capital de cette entreprise en a mis 52 p.cent sur le marché, en Bourse. Les actions se sont vendues comme des… petits pains romains, rapportant 1 milliard d’euros à l’État. Sur les mises des joueurs,  par le biais de l’impôt, coulent encore dans ses caisses, 3,5 milliards d’euros… Et dire que d’aucuns se vantent de ne pas payer d’impôts sur le revenu, se croyant ainsi non imposables… Les pauvres ! Au sens propre comme au sens figuré… Enfin là, avec les jeux, c’est du volontariat… Le vrai problème, dans cette affaire, c’est que parfois, à notre époque, contrairement à ce que croyaient les Romains, on a les jeux, mais on n’a plus forcément le pain… Le pays tourne alors à la pétaudière et décembre 2019 sera chaud…

 

                                                                                            Hagnéré Jean-François ( 03/11/2019)

 

                                                                                                       Canalblog 536

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29 novembre 2019

" Pluie de touristes à Venise" TA...TA...TA...TAM...N°535

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                              Pluies de touristes à Venise

 

 

            Gondolier, t’en souviens-tu / Les pieds nus sur ta gondole / Tu chantais la barcarolle *… Ces jours-ci, Gondolier, tu ne chantes pas car ta gondole est empêchée de circuler dans une Venise assiégée par les eaux… Les touristes, fascinés, conscients de vivre un moment exceptionnel, fixent sur pellicule la Place Saint-Marc devenue Place Sainte-Mare… Parfois, en d’autres circonstances, ils te regardent de haut, traversant la ville à bord de bateaux-usines à vacances… C’est beau, c’est beauf  Venise dans ces conditions-là … Si un jour la ville est totalement submergée, ils revêtiront des équipements sous-marins afin de filmer de près les bans de coraux que seront devenus le Palais des Doges  et la Basilique Saint-Marc… Gondolier, la-la-la…las de tout ça, ne chante plus !

 

                                                                                                  Hagnéré Jean-François ( 18/11/2019)

 

* Gondolier, chanson interprétée par Dalida.

 

 

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18 novembre 2019

"Le Mur" TA...TA...TA...TAM...N°534

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                  Le Mur

 

            9 novembre 1989, quelque part dans Berlin-Est , Gunther à son épouse : Allez, en Traban Hildegarde ! On se fait la belle à l’Ouest, on va voir si l’herbe y est un peu plus grasse que chez nous…

            En fait, ce jour-là c’est la fête : Le Mur de la honte, construction ubuesque qui sépare Berlin en deux zones : Ouest et Est, occidentale et russe, est attaqué par des Allemands, venus des deux côtés de la ville, à coups de pics, pioches, marteaux, etc. Bientôt, adieux Vopos, STASI, voisins délateurs, etc. Finis les « sauve-qui-peut » au risque de sa vie… Adieu Check Point Charlie ! L’Est et l’Ouest de la ville se jettent dans les bras l’un de l’autre… En avant la musique ! Assis sur une chaise, le violoncelliste Vladimir Rostropovitch interprète une émouvante Sarabande de Bach… Ce jour-là, musique et commerce font aussi bon ménage : la firme Deutsche Grammophon promet un petit morceau du « Mur » à tout acheteur de sa version de L’hymne à la joie de Beethoven… Bientôt, à la frontière sarroise, un camion passera un pan du Mur  historique destiné au musée du cimentier Lafarge… Ici et là des cailloux venus de n’importe où, même du coin de la rue, seront achetés et emportés comme trophées… Tout s’achète et tout se vend… La Liberté a aussi un prix… Des allemands de l’Est ont payer le prix fort… Ce 9 novembre 2019, les Allemands ont fêté sans excès le trentenaire de l’évènement.

 

                                                                                              Hagnéré Jean-François ( 11/11/2019)

 

 

 

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13 novembre 2019

" Ruissellement" TA...TA...TA....TAM... N°533

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                      Ruissellement

 

 

            Emmanuel l’avait promis au début de son mandat : la prospérité devait, à la longue,  « ruisseler » du haut vers le bas. C’est peu dire qu’au bas de l’échelle sociale on y croyait, au ruissellement : un peu de patience et tout allait baigner, on allait nager dans le bonheur, l’opulence… Emmanuel l’avait d’ailleurs fait comprendre à un jeune homme : pour trouver un boulot, suffisait de « traverser la rue »… Gaffe aux bagnoles, quand même !… Et enfin la bonne nouvelle : la réforme de l’assurance-chômage est entrée en vigueur le 1er novembre, jour de la Toussaint, « Fête des morts »… Pourquoi ces têtes d’enterrement à l’annonce de cette réforme ?… Demandez le programme !… Ah ! vous l’avez lu… Aux larmes , Citoyens !… C’est certain, celles-là au moins vont ruisseler…

                                                                                                Hagnéré Jean-François (04/11/2019)

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"Mettre ou ne pas mettre les voiles..." TA...TA...TA...TAM N° 532

                                                 Mettre ou ne pas mettre les voiles ? …

 

            Nous sommes au XXIe  siècle… Comme le temps passe !… Et comme certaines pratiques brutales, venues du fond des âges, résistent au temps.

            Ces jours-ci, sous prétexte d’atteinte à la laïcité, le voile musulman portée par une dame venue en renfort assurer la surveillance d’une sortie scolaire a servi de pavé dans la mare aux embrouilles. Ce voile féminin vient de la nuit des temps religieux, celle de l’apparition, dans la même région, des religions monothéistes : le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam. Entre autres principes, celles-ci considèrent que la chevelure féminine est une arme de séduction, la tentation même et toutes les idées lubriques qui iraient avec… Cachez cette forêt que je ne saurais voir si je ne suis l’époux de la dame… Hypocrites !…

            Côté catho, on a tout de même un peu évolué depuis Marie… Quoique… Dans les années 1950/60, Yvonne, ma maman, et Gisèle, une de ses voisines, partaient le dimanche matin pour assister à l’office, la tête coiffée d’un foulard, sans trop en serrer le nœud sous le menton, ceci afin de ne pas aplatir leur « indéfrisable »… Le porche de l’église franchi, les dames gagnaient les bancs de gauche, tandis que les hommes obliquaient vers ceux de droite, histoire sans doute de garantir à chacun(e) la meilleure concentration possible… Notre préoccupation, à nous les enfants, c’était de relever un peu la tête au moment où il aurait fallu la baisser, c’est-à-dire celui, capital, où, Le Christ, en suspension dans l’air sans doute, descendait parmi nous… Sait-on jamais… A Lourdes, Bernadette et Marie… Ensuite, deux files s’avançaient vers le Saint-Hôtel, au moment de la communion… Parfois, c’était « dur à avaler » : Le corps du Christ collait au palais… Le dimanche, à la maison, c’était autre chose, plus nourrissant : poulet ou rôti, le festin de la semaine… À l’époque, tout ça, c’était gentil, la tradition, quoi !

            Le choc à venir et revenir des religions, je l’ai vécu bien plus tard, dans un centre commercial de Fécamp où je passais en touriste, en quête de ravitaillement. Alors que je quittai mon rayon préféré, celui du chocolat – péché de gourmandise assumé -, devant moi, tout à coup, s’élève une muraille… Le bond !… Le choc !… Belphégor, qui me dépasse de plus d’une tête, couvert, de  cette tête aux pieds, d’une étoffe dans des tons marrons… Ses mains sont gantées de noir, seuls deux yeux bougent derrière un grillage de tissu blanc… Sous ce déguisement, un homme ou une femme ?… Allez savoir… C’est peu dire que l’attraction suscite, parmi la clientèle, la  curiosité des uns, le rejet ou la moquerie des autres… On n’est tout de même pas à Dunkerque, un jour de carnaval !… Bon, ma religion est faite : y en a qui ont largement dépassé la limite du raisonnable…

            Depuis ce jour et cette rencontre, je ne peux que constater que les hommes ont la mémoire courte… Les Croisades, le Djihad, les chasses aux sorcières, la Saint-Barthélémy, les tours de New-York,  la tuerie de Charlie Hebdo, Barcelone, Le Bataclan, Nice, j’en passe et des « meilleures »…  Qu’est-ce que Dieu vient faire dans tout cela ? Je dirais même plus, comme Dupont et Dupond : qu’est-ce que Dieu à affaire avec ces criminels illuminés ? Et je dirais même plus encore : qu’est-ce que Dieu ? Le Bien ? Le Mal ? Ne jetons pas un voile pudique sur toutes nos exactions, non, ne nous voilons surtout pas la face, ne nous cachons pas derrière des totems… Cherchons la mesure chez Pascal : L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête. Sachons reconnaître en nous et combattre la part diabolique de notre nature. S’il se vante, je l’abaisse, s’il s’abaisse je le vante et le contredis jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il est un monstre incompréhensible. Que l’homme maintenant s’estime à son prix car il y a en lui une nature capable du bien, mais qu’il n’aime pas pour cela les bassesses qui y sont.                                                                                    

                                                                                     Hagnéré Jean-François ( 07/11/2019)

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08 novembre 2019

" Poème canin" TA... TA... TA... TAM N°532

 

 

 

 

 

                                                                Poème canin

 

                                                             Je suis tout à Toi

                                                             Moi

                                                             Toutou à Toi

                                                              Ouaf ! … Ouaf !…

 

                                                                         Hagnéré Jean-François 08/11/2019)

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04 novembre 2019

" Génération Pitbull" TA...TA...TA...TAM... N°530

 

 

 

 

 

 

 

                                                                 Génération Pitbull

 

 

 

            Comme on a connu une « Beat generation » ( Cassady et Kerouac), une « Génération Woodstock » ( « flower power” and “Peace and Love”), une “Génération Mitterrand » - qui voulait changer la vie pour ne la voir qu’en rose – on assiste aujourd’hui à l’émergence d’une « Génération Pitbull », capable de transformer le « chien chien » à Papa et Maman en meilleur ennemi de l’homme. Née dans la jungle bétonnée des villes, d’un croisement de sous-culture mercantile et d’une virtualité ( refuge illusoire face aux problèmes posés par « un monde sans pitié ), elle aboie, agresse, montre les crocs pour un oui, pour un non, pour rien, pour le seul plaisir d’aboyer.

            Imbibés, soûlés d’images violentes, des jeunes tuent, s’entretuent comme au ciné, comme à la télé, comme dans un rêve… « J’hallucine » disent-ils… Ils n’ont que le choix des armes qui traînent ici et là, parfois même chez eux. Les jours de grand malheur, à la mort d’un des leurs, leur colère est décuplée : ils saccagent sans raison le quartier. Les parents, de leur côté, dépassés, désemparés, défilent en silence pour réclamer une paix qu’ils ne parviennent plus à imposer sous leur toit. Tableau de la vie moderne…

            Naguère un ministre furtif a parlé de « sauvageons ». Non, ce sont des « enfants sauvages », des jeunes que, sous prétexte que  ne pouvant plus « élever les enfants comme avant », l’on n’a pas élevés du tout, pas éduqués. Laisser un enfant sans éducation, ne pas « l’élever », c’est le rabaisser, ne pas le respecter, le condamner à rester un petit animal soumis à ses instincts les plus primaires, en faire un être asocial, toujours prêt à bondir, à mordre, un chien fou, tout dans les « biscotos », dans les crocs, rien dans le cerveau : un pitbull.

                                                                                                                    Hagnéré Jean-François

                                                                                                                          Novembre 2019

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